En direct de Jerusalem

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Le Blog de Katy Bisraor Ayache

 
 
 
 

Yéhoudit a eu son guet…

 

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Après des années de combat, Yéhoudit a eu son guet.

” Mais pourquoi dois-je payer pour avoir mon guet” m’a demandé Yéhoudit lors d’une de nos discussions pendant ces mois de combat. Ce cri du cœur d’une femme à la recherche de sa liberté est aussi la question cruciale que pose le divorce dans le monde juif. Certes, la Torah écrit qu’un homme doit donner le guet à sa femme “de sa propre volonté”, mais la Torah n’écrit pas que l’homme doit monnayer, marchander, racketter ce guet.

Le Rav Shlomo Stessman, président du Tribunal rabbinique de Tel-Aviv, un des juges rabbiniques les plus importants du monde juif, a accompagné la procédure entamée par Yéhoudit en Israël. Pour définir le statut d’une femme aguna, le rav Stessman refuse de prendre en considération des critères de temps : ” Lorsqu’il est clair qu’il n’y a plus aucun espoir et que l’un des deux, malgré tout, refuse de libérer l’autre, nous sommes dans un cas d’igoun, de retenue par la force de l’autre, quel que soit le temps écoulé, un jour ou un an.”  Définition courageuse et  avant-gardiste de la part d’une  autorité rabbinique du monde orthodoxe.

Le rav Stessman redonne au guet sa définition halakhique originale : Lorsque tout espoir d’une union a disparu, donner le guet est une mitzva, un commandement.  Et refuser de donner le guet est une enfreinte à la Loi.

L’ancien époux de Yéhoudit et les autres époux qui enchainent encore leur femme ne portent pas seuls, la responsabilité de cette entrave à la halakha.

La responsabilité incombe à nous tous, les médias, la communauté, qui véhiculons des normes mensongères. La loi juive a été prise en otage. L’esprit de la Loi a été méprisé, outragé, violé. Un guet ne se monnaie pas. Donner ou recevoir le guet est une mitzva au même titre que d’autres commandements.

Un divorce est toujours un âpre combat émotionnel, financier et juridique. Il ne doit pas être aussi un combat halakhique. Car la halakha strico-sensus prévoit au contraire un parcours, lorsque qu’une histoire d’amour devient un thriller cauchemardesque, lorsque l’amour désagrégé s’est transmué en haine, lorsque s’entremêlent vengeance et regret, haine et désirs, lorsque que tout semble apocalyptique.

Encore un mot sur le guet de Yéhoudit. La remise du guet s’est déroulée à Paris. Mais elle a été permise grâce à l’intervention énergique du Tribunal rabbinique d’Israël et du département des agunot du Tribunal, qui en créant une dynamique dans un conflit interminable a permis de trouver une solution.

Après des procédures sans issue, Yéhoudit, avec courage et ténacité avait mobilisé l’opinion publique via les réseaux sociaux et diffusé une pétition signée par plus de 2000 personnes. Comme dernier espoir, elle s’est adressée à nous, toanot rabbaniot, avocates devant le Beit Din, qui en coopération étroite avec les tribunaux rabbiniques, tentons de libérer des femmes – et aussi des hommes – d’un lien matrimonial impossible.

Yéhoudit débute aujourd’hui une nouvelle vie. Et pour nous, qui avons depuis le début cru en elle, cru en son combat, cette journée est une journée de fête et d’espoir. 

Photo, prise de la pétition publiée par Yéhudit.

 

Le Guet de Rivki

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Chaque histoire de guet obtenu après des années de souffrance est toujours douloureuse. Le guet de Rivki, l’est d’autant plus qu’il touche à l’histoire d’Israël et aux dilemmes d’un pays en guerre.

Au début des années 2010. Rivki et Yéhuda Haisraeli se marient. Un bébé né. Puis Rivki attend un autre bébé. Un jeune couple qui débute sa vie en Israël.

Mais, en été 2014, éclate la guerre de  Gaza. Tsuk Eitan. Yéhuda, combattant dans l’unité d’élite Rimon de Guivati, est à quelques dizaines de mètres du commandant Hadar Goldin, lorsque l’officier est kidnappé par des palestiniens du Hamass, à Rafiah, par un tunnel dont Tsahal ne connaissait pas l’existence. Yéhuda et ses soldats s’engouffrent dans le tunnel, pour retrouver Hadar, dont une partie du corps est toujours retenu, jusqu’à aujourd’hui par le Hamas.

Yéhuda, est grièvement blessé à la tête. Le blessé le plus grave de Tsuk Eitan.

Après plusieurs mois dans le coma, Yéhuda reprend connaissance mais a perdu ses capacités cognitives. Rivki, espère, mais comprend que le jeune-homme meurtri qu’elle assiste, qu’elle soigne est là, sans être là, touché dans sa chair et dans son âme par le conflit centenaire.

Il y a un an, Rivki a passé les fêtes de Chavouot dans le village où j’habite. Elle espérait encore, un peu. Un espoir ténu. Mais les mois sont passés. Elle a pensé à demain. Avec beaucoup de dignité, la famille de Yéhuda et les rabbins de sa yéshiva, ont soutenu l’idée d’un divorce. “Si Yéhuda le pouvait, il te l’aurait dit”.

La Loi juive est très stricte. Un époux doit donner le guet, de sa propre volonté et en toute connaissance de cause. Ce qui n’était pas le cas de Yéhuda. Consulté, le Beit Din de Jérusalem, a demandé, s’il y avait l’espoir de quelques minutes de clairvoyance. ” Faire comme si, pour libérer une jeune-femme…” Et le 29 mai dernier, la remise de guet a eu lieu, à Jérusalem.

Le nom du dayan  n’a pas été publié. Mais le silence pesant du Tribunal rabbinique de Jérusalem, montre que la procédure a été approuvée au plus au haut niveau. Décision, rare et très courageuse du point de vue halakhique, qui fera, il faut l’espèrer jurisprudence.

Quelques heures après la remise du guet Rivki a choisi d’écrire sur les réseaux sociaux, comme un besoin de dire, d’expliquer :

D.ieu a voulu que nous nous rencontrions pour la première fois il y a 5 ans et demi.

D.ieu a voulu, que nous décidions de nous rencontrer une seconde fois, bien que la première rencontre avait été un peu “décevante.”

D.ieu a voulu que nous nous aimions, que nous nous marions, que nous ayons un petit garçon et une petite fille.

D.ieu a voulu que nous passions ensemble deux années et demi, merveilleuses.

D.ieu a voulu que j’apprenne tellement de choses grâce à toi.

D.ieu a voulu que tu partes à la guerre.

D.ieu a voulu que toi ! toi !, recoivent des éclats d’obus dans la tête.

D.ieu a voulu que nous passions des mois terribles, d’incertitude, d’angoisse, des mois de questions, d’hésitations…, que je tente peut-être, peut-être encore…

D.ieu a voulu que nous comprenions qu’un seul chemin existait.

D.ieu a voulu que je continue à vivre.

 

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Yéhuda, Rivki et leur bébé quelques semaines avant le début de la guerre à Gaza..

C’était il y a 69 ans…

הכרזת-המדינה

 

Le vendredi 14 mai 1948, 5 du mois juif de iyar,  David Ben Gourion  arrive au 16 du boulevard Rothschild, dans la maison que Meïr Dizengoff, le premier maire de Tel-Aviv, a fait construire sur un terrain de sable acquis en 1909 lors d’un tirage au sort entre les soixante six fondateurs de la ville.

A 16 h, une heure à peine avant le début du shabbat, huit heures avant l’expiration du Mandat britannique, devant un parterre de trois cent cinquante notables et journalistes, David Ben Gourion tape trois coups de marteau, saisit quatre feuilles dactylographiées  et, debout sous le portrait de Théodore Herzl, lit solennellement  la déclaration d’indépendance de l’Etat d’Israël :

Et chaque mot, nous interpelle encore, 69 ans après :

 

« Nous, membres du Conseil national représentant le peuple juif du pays d’Israël […], proclamons la fondation de l’État juif dans le pays d’Israël, qui portera le nom d’État d’Israël. […]« 

L’État d’Israël sera ouvert à l’immigration des juifs de tous les pays où ils sont dispersés […] ; il sera fondé sur les principes de liberté, de justice et de paix enseignés par les prophètes d’Israël ; il assurera une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous ses citoyens, sans distinction de croyance, de race ou de sexe ; il garantira la pleine liberté de conscience, de culte, d’éducation et de culture ; […]« Nous tendons la main de l’amitié, de la paix et du bon voisinage à tous les États qui nous entourent et à leurs peuples. […]

« Nous lançons un appel au peuple juif de par le monde à se rallier à nous dans la tâche d’immigration et de mise en valeur, et à nous assister dans le grand combat que nous livrons pour réaliser le rêve poursuivi de génération en génération : la rédemption d’Israël.« Confiants en l’Éternel tout-puissant, nous signons cette déclaration sur le sol de la patrie, dans la ville de Tel-Aviv, en cette séance de l’assemblée provisoire de l’État, tenue la veille du chabbat, 5 iyar 5708, quatorze mai mil neuf cent quarante-huit. »

 

Les trente-sept parlementaires du yichouv juif, membres du Conseil provisoire signent le document. Le Rabbin Fishman-Maimon récite la prière du Shehecheyanou, cette prière de remerciement à la nouveauté et à la continuité.  L’orchestre philarmonique, contraint par manque de place à s’installer à l’étage supérieur de la bâtisse, entonne la Tikva.

Il est 16 h 32. La cérémonie qui a changé le destin du peuple juif a duré trente-deux minutes.

Yom Hashoah : À la recherche des personnes perdues

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« Il est 16 h 45. Vous écoutez Kol Israël. Yaron Énoch au micro, pour notre rendez-vous quotidien, À la recherche des personnes perdues. » Chaque jour, avec sa voix grave et rauque, Yaron Énoch se fait messager d’une espérance.  Calme, acharné, têtu, Yaron Énoch prend son temps. Un journaliste d’antan. Un puriste enragé de précision et d’honnêteté.  Avec l’aide de son équipe, il sonde les appels de ceux qui cherchent. Il doit aussi pénétrer, parfois débusquer les réponses de ceux qui espèrent avoir enfin été retrouvés. Des bouteilles à la mer ? Pas vraiment : les messages qui parviennent à Yaron Énoch ne sont pas jetés au hasard des flots médiatiques. Le journaliste ne le dit pas, mais il est fier de pouvoir donner un espoir. Même si c’est souvent en vain.

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, À la recherche des personnes perdues tente d’identifier des parents, des amis emportés dans la tourmente de l’histoire juive. Créée avant même la naissance de l’État d’Israël, l’émission radiophonique est devenue un mythe.

La Shoah fut un sujet tabou jusque dans les années 1950. L’oubli était un choix — un code social, presque un mot d’ordre jamais exprimé. Mais pour se souvenir, les rescapés avaient l’intimité du petit  poste de radio. Seul avec son transistor, le survivant de l’enfer écoutait d’autres rescapés anonymes raconter leur quête d’êtres chers. Certains avaient perdu jusqu’au dernier membre de leur famille, d’autres leurs enfants, leur conjoint, leurs parents. Le survivant entendait des noms, des prénoms, des lieux, des dates. L’identification apaisait la douleur. Beaucoup préféraient écrire. Un organisme officiel centralisait les demandes de recherches : deux mille lettres en 1945, vingt mille en 1946.

Interrompue dans les années 1970 — « le temps passant, le besoin s’estompera », avaient estimé les producteurs —, l’émission a été de nouveau programmée au début des années 2000. De prime abord rébarbative, l’émission bénéficie d’un fort taux d’écoute. Ce quart d’heure radiophonique est une expérience identitaire collective qui plonge l’auditeur dans le passé de son peuple. Et qui l’interpelle aussi sur l’avenir. En l’écoutant, on pourrait écrire l’histoire du peuple hébreu égaré.

À la recherche des personnes perdues n’est pas de la téléréalité. Un jour, une rencontre sur les ondes entre un père et son fils — ils se cherchaient depuis cinquante ans — a failli s’achever par une crise cardiaque. Depuis, les rencontres, souvent pathétiques, toujours émouvantes, sont racontées à l’antenne, mais se déroulent loin des micros.

Les demandes de recherche de personnes disparues pendant la Shoah se poursuivent encore aujourd’hui. Est-ce un signe ? Aujourd’hui, les enfants et petits-enfants des victimes — les deuxième, troisième et quatrième générations de la Shoah — veulent combler à leur tour les trous noirs du passé. Qu’ils aient dû attendre près de soixante dix ans pour questionner ajoute à la difficulté de leur recherche, mais ne retire rien à son authenticité.

Ils ont hérité des traumatismes. Ils savent que c’est l’occasion ultime d’approcher une histoire occultée par leurs parents. Leurs demandes se font plus pressantes, plus urgentes, comme si le temps, au lieu d’apaiser les blessures et permettre l’oubli salvateur, amplifiait le regret de ne pas savoir. Chercher avant que la trace d’un être cher soit engloutie à jamais. Un être sans nom, sans mémoire, sans souvenir. Chercher avant qu’il n’y ait plus personne à chercher, plus personne pour raconter, plus personne pour répondre.

Le Pessah de Nathan Sharansky

 

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Où l’homme se sent-il libre ? Dans les rues colorées, turbulentes, avenantes de Jérusalem, de Tel Aviv, d’Israël, cette veille de Pessah, ou dans un cachot noir et glacial au fond de la Sibérie ?

Cette question étrange a été posée par Nathan Charansky. L’ancien prisonnier de Sion, raconte sur la Channel Two de la télévision israélienne, à la journaliste Sivan Rahav Meir,  Pessah en Sibérie, dans la prison soviétique.

” Je n’avais pas de matzot, pas de livre de la Hagada de Pessah. J’étais au fond d’un cachot avec d’autres juifs. Alors j’ai passé la nuit à raconter l’esclavage et la liberté, la sortie d’Egypte. Nous avons tous senti  la liberté. Au fond de ce cachot, en racontant la liberté de nos ancêtres, nous devenions libres, au plus profond de nous mêmes.

Dans un cachot, les choses sont nettes, presque limpides. Du noir et du blanc. Facile de définir le bon et le mal. Facile de différencier le gentil du méchant. Nous étions du côté des bons, d’un peuple avec un passé, héritiers d’hommes qui ont su acquérir la liberté.

Dans la société moderne,  la lutte pour la liberté est un combat âpre. Face à des tentations multiples, à des jougs de toutes sortes, l’homme méne un combat héroïque pour gagner sa liberté, pour réussir à être  ben ‘horin, pour acqyérir ce sentiment de plénitude qu’est la liberté, la vraie.”

HARNIK NATIPhoto GPO Harnik Nati, Nathan Charanshky le 2 novembre 1986, à son arrivée en Israël, avec sa femme, Shimon Pérès et Itshak Shamir.

Le secret de la photo de Chicago

 

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Depuis quelques années un des conservateurs de la Librairie Nationale d’Israël tentait de décrypter une photo étrange : quelques 800 hommes, de toute évidence de la bourgeoisie, dans un grand salon de la ville de Chicago, assis autour de longues tables, étrangement vides, ornées seulement de longues bougies.

Le seul indice que possédait la Librairie Nationale était un numéro inscrit sur la photo et le nom du photographe, Kaufman & Fabervy. Récemment en découvrant un livre racontant l’histoire des Juifs de Chicago entre les deux guerres, le secret de la photo de Chicago a été révélé.

Nous sommes en 1921, la communauté juive de Chicago, déjà prospère est composée de nombreux  membres de la communauté juive de Russie. Pour mobiliser ses coreligionnaires, déjà très sollicités, Jacob Lev cherche une idée pour les amener à ouvrir généreusement leur portefeuille.

Le 7 décembre 1921, il invite 800 d’entre eux, à l’hôtel de luxe d’alors, le Drake Hôtel de Chicago, pour un traditionnel diner.

A leur stupéfaction, les invités sont installés autour de tables vides. Jacob Lev, monte alors à la tribune : ” Vous pensiez manger ce soir, mais les repas coutent très cher. Nous avons préféré économiser. Nous savons que vous avez faim, que vous pensiez dinner ce soir un repas gourmet. Sachez que nos frères de Russie, décimés par la guerre, les pogroms, les violences, ont faim, jour et nuit, tout au long de la semaine, et même le shabbat. Alors, nous pouvons avoir faim , nous aussi, une soirée.

Au lieu de donner quelques centaines de dollars, chacun déboursa quelques milliers de dollars. Quoi de mieux pour convaincre, que de créer une identification totale. Jacob Lev l’avait compris…

Merci à nos confrères du Haaretz pour la publication de cette histoire.

 

La photo la plus émouvante de David Rubinger

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Il y a plus de quinze ans, j’avais interviewé David Rubinger pour Radio J, dans sa maison de la Moshava Germanit à Jérusalem.

Le photographe le plus célèbre d’Israël avait, disait-il plus d’un demi-million de photos dans ses archives. Mais je me suis tout de même hasardée à poser une question-fleuve.

” Quelle est la photo que vous préférez” ?

” Ah, je ne peux pas choisir, mais je vais vous dire la photo préférée de ma femme. C’était au début des années cinquante. L’alya du Maroc et des pays arabes, dans l’Institut des aveugles à Jérusalem,  j’ai photographié, un enfant, nouvel immigrant, aveugle, qui découvrait la carte, les monts, les vallées de son pays, en palpant la carte d’Israël.”

Michaël Ben-Hamou, l’enfant aveugle a aujourd’hui 67 ans. Il s’appelle Michaël Ronen et habite Beersheva. Il est accordeur de piano, très demandé, dans tout Israël. ” Je ne savais pas alors que j’étais photographié, mais il y a une dizaine d’années, nous avons repris contact, lui et ses photos, moi et ma musique…”

בית חינוך ל עיוורים ב ירושלים עם אורחים מ טורונטו שבאים לבקר ו תורמים ל מוסד נפגשו גם עם אנשים מבוגרים עיוורים שנמצאים ב מוסד ה ילד מיכאל בן חמו מראה ידע על לוח עם תבליט של מדינת ישראל מנהל המוסד יעקב איגרא יעקב איגרה ילד עיוור AACOV IGRA Dir.Blind.Inst. Jlm Blind Institute Jerusalem Visitor to Blind Institute.Boy (Michael Ben-Hamo) at relief map (23275) Jerusalem 19600801 Portugese vist.;Children reading,playing accordeon,boy w/map Jerusalem 19610501 Toronto visitors at Blind Inst.;Reading Braille;Old blind Jerusalem 19610501

מיכאל רונן לצילום של דוד רובינגר חדשות

מיכאל רונן לצילום של דוד רובינגר
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Huit photos de David Rubinger

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David Rubinger aimait raconter qu’il possédait dans ses archives plus d’un demi-million de photos. Son premier appareil de photo lui a été offert par sa première petite amie à Paris. Depuis, et presque jusqu’à ces derniers mois, avant de s’éteindre aujourd’hui à l’âge de 92 ans, le photographe emblématique, Prix d’Israël, a immortalisé les grands moments d’Israël.

La photo la plus célèbre des trois parachutistes prise devant le Kotel en juin 1967, il y a cinquante ans, il ne l’aimait pas : ” Je ne sais pas pourquoi cette photo a eu un tel succès. Professionnellement parlant, ce n’est pas une bonne photo”, disait-il. Mais la photo des trois parachutistes est devenue la photo emblématique  de la guerre de 67, de Jérusalem, d’Israël et du peuple juif.

Rubinger avait le don dont rêve chaque photographe, d’être là au bon moment et de savoir voir ce moment rare.

J’ai donc choisi huit photos, de quelques moments rares et différents des dirigeants israéliens, vus par Rubinger. 

MENAHEM BEGIN CHAUSSANT SA FEMME ALIZA

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SHIMON PERES SUR UNE CHAISE LONGUE

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 GOLDA MEIR  DANS SA CUISINE – 1963 –

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ITSHAK ET LEA RABIN

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ARIK ET LILY SHARON

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MENAHEM BEGIN DORMANT DANS UN AVION EN DIRECTION DES ETATS-UNIS

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LA SOLDATE LEA NEHORAI AUPRES D’UN SOLDAT BLESSE LORS DE LA GUERRE DE KIPPOUR

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ET LA PLUS CELEBRE DES PHOTOS DE RUBINGER

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Yithro et le “One woman show”

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Cette semaine, nous lisons la paracha de Yithro.  Le prêtre de Midyan et beau-père de Moshé a entendu parler des miracles de la sortie d’Egypte et décide de rejoindre le peuple hébreu. Au début de la paracha, Yithro donne à son gendre un conseil qui jusqu’à nos jours reste le fondement de la gouvernance moderne : la création d’un système juridique basé sur une hiérarchie d’hommes de mérite, de magistrats et de juges.

Certes le prophète, le géant, le leader qu’est Moshé aurait pu tout faire : diriger, juger, trancher. Mais Yithro instaure le principe de la séparation des pouvoirs et explique la raison :

וַיֹּאמֶר חֹתֵן מֹשֶׁה, אֵלָיו: לֹא-טוֹב, הַדָּבָר, אֲשֶׁר אַתָּה, עֹשֶׂה. יח נָבֹל תִּבֹּל–גַּם-אַתָּה, גַּם-הָעָם הַזֶּה אֲשֶׁר עִמָּךְ

Le procédé que tu emploies n’est pas bon. Tu succomberas certainement et toi-même et ce peuple qui t’entoure; car la tâche est trop lourde pour toi, tu ne saurais l’accomplir seul.”  Shemot, 18, 17-18

Pour être un leader, un vrai, il faut savoir déléguer. Il faut partager  dit Yithro, mandater, bien choisir ses conseillers, transférer ses pouvoirs. Un principe, enseigné dans les département de Sciences politiques et de Management à chaque étudiant débutant.

Cette nécessité de déléguer, nous interpelle aussi à nous ” les One Woman Show”, spécialisée en acrobatie du timing : travail-maison-enfants-mari-parents-amis-shabbat-gym-pessahbientôt… Délègue ! nous dit Yithro. Chaque personne doit en planifiant ses actions, sa journée, faire la différence entre l’essentiel et le secondaire, entre le primordial et l’accessoire. Déléguer c’est crucial tout autant pour un Premier ministre que pour une femme.

Plus encore, la capacité de déléguer est capitale pour toi, mais aussi pour ton peuple, dit Yithro à Moshé : Tu succomberas certainement et toi-même et ce peuple qui t’entoure.

Si nous ne transmettons pas des responsabilités à nos bambins, si nous ne délèguons pas les tâches du quotidien à nos maris, si nous ne partageons pas nos devoirs avec nos amis, nos collègues, si nos élèves nous entendent sans nous écouter, il nous sera difficile de poursuivre le chemin, mais pire, le peuple, les enfants, la famille, les amis aussi seront victimes de ce “one woman show”.

Shabbat Shalom

 

Paracha et Actualités – La majorité a-t-elle toujours raison ?

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La très belle parasha, de cette semaine, Beshalach, Shabbat Shira, commence par décrire le périple du peuple d’Israël :

וַיַּסֵּב ה אֶת-הָעָם דֶּרֶךְ הַמִּדְבָּר, יַם-סוּף; וַחֲמֻשִׁים עָלוּ בְנֵי-יִשְׂרָאֵל, מֵאֶרֶץ מִצְרָיִם.שמות יג, יח

Hachem fit dévier le peuple du côté du désert, vers la mer des Joncs et les enfants d’Israël ” hamoushim”, partirent du pays d’Égypte. Chemot, 13, 18

A première vue, le terme de hamoushim, montre que les enfants d’Israël quittèrent la terre d’Egypte, “armés”. C’est la traduction littérale de “hamoushim”. Etant donné que Hachem leur a fait traverser un désert, Il les a fait voyager en armes. Pour traverser un désert, on a besoin de s’équiper, de s’organiser.

Mais après cette explication très logique, Rachi, une nouvelle fois, nous donne un éclairage tout autre, créatif et contemporain.

Hamoushim, nous dit Rachi, vient de la racine hamech, cinq. Hamouchim, c’est donc que seulement un cinquième des enfants d’Israël est sorti d’Egypte. Un sur cinq. Les quatre cinquième, donc 80 % sont restés en Egypte. Morts pendant les trois jours de ténèbres parce qu’ils n’avaient pas cru dans l’appel de Moshé ou qu’ils désiraient rester dans le pays qui les avait abrités pendant plus de deux centenaires.

Quoi qu’il en soit, la majorité écrasante, des descendants de Yaacov ont choisi de rester en Egypte. Et une petite minorité, un cinquième seulement, a décidé de suivre Moshé. La suite de l’histoire montre que c’est la minorité qui a eu raison. Les quart cinquième du peuple d’Israël sont tombés dans l’oubli de l’histoire et les héritiers du “cinquième du peuple d’Israël”, de la petite minorité, qui a suivi Moshé, forment aujourd’hui le peuple juif en Israël et dans le monde.

Dans l’époque de globalisation dans laquelle nous vivons, où les géants multinationaux décident des loisirs, du quotidien du citoyen du monde, où les réseaux sociaux imposent le mainstream, où la légitimité s’obtient en nombre de “like”, qui dit que cette culture dominante soit le bon chemin. Qui dit qu’un courant religieux, politique ou un autre, aujourd’hui majoritaire, détienne la vérité.

Qui dit que la majorité a toujours raison. Certes, la démocratie, est de nos jours, le système de gouvernance le plus efficace, le plus juste. Mais le choix du peuple d’Israël, au moment de la sortie d’Egypte, montre que c’est une minorité qui a eu raison, c’est le pari, le courage, l’intuition, la vision d’un cinquième seulement du peuple d’Israël et de leur leader qui nous a permis d’exister aujourd’hui.

 

 

La presse en parle…

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J’ai écrit ce livre pour dire l’humanisme, la richesse, l’humour, la poésie, l’intelligence, la modernité et l’universalité de la cérémonie du mariage juif. Et si vous ne l’avez pas encore lu, voici ce que la presse en pense.

 

Pour commander le livre 

 

“Tout sur le mariage juif à travers 400 questions et réponsesTimes of Israel

 

“Avocate auprès des tribunaux rabbiniques, la journaliste Katy Bisraor Ayache dévoile, de façon érudite et accessible, la cérémonie du mariage. Actualité juive

 

Si les livres sur le mariage juif sont légion, chacun avec son cachet spécifique, celui que propose Katy Bisraor Ayache sort assurément du lot. Il s’agit d’une véritable anthologie décrivant exhaustivement les étapes majeures du mariage juif. Le Mariage a en outre la particularité de regrouper des coutumes extrêmement diverses issues des grandes communautés juives du monde. L’auteure, journaliste de profession, a su mettre en œuvre ses compétences et son esprit d’analyse critique pour remonter jusqu’aux sources des lois et des traditions. Sous forme de questions et réponses, cet ouvrage offre ainsi un tour d’horizon complet du mariage ponctué de nombreux proverbes, anecdotes et autres développements plus approfondis. Les recherches très fouillées de ce livre en font une œuvre assurément remarquable”   Hamodia – Guesher.

 

Une véritable encyclopédie sur le mariage ! Kountrass

 

Le livre permet de personnaliser sa cérémonie, d’en faire un jour unique, tout en adoptant des usages qui ont cours dans les communautés juives depuis des millénaires. Une façon de s’affirmer comme juif. Le Jerusalem Post

 

Katy Bisraor nous dévoile dans son livre l’extraordinaire richesse du mariage juif ou se mêlent lois juives et coutumes qui ont traversé de part en part, les communautés sépharades et ashkénazes.  Israel Magazine

 

Le livre qui donne envie de se marier … Radio J

 

Le nouveau livre de référence sur le mariage ”  Desinfos

 

Pour convier les lecteurs à vivre d’une autre manière le mariage, le leur, celui de leurs amis, de leurs enfants, de leurs petits-enfants…” Tribune juive

 

Ce livre est une mine d’or d’information et de connaissance, tous les aspects du mariage sont abordés de la première rencontre, à la cérémonie elle-même, à la semaine de fête qui suit le mariage. Un livre qui a sa place dans tous les foyers. Kol Israël

 

Un ouvrage très complet sur le mariage, ses coutumes, ses règles, ses significationsLPH

 

Un mot : Passionnant…” RJM

 

Le Mariage,

Editions Pardess Création,

589 pages   – 26 €

 

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Regard sur l’actualité d’il y a 4000 ans

 

Dans la parasha ( section ) de la Tora que le monde juif lira ce shabbat, Hayé Sarah, dans le livre de la Genése, il est écrit:

Abraham défaillit et mourut, dans une heureuse vieillesse, âgé et satisfait; et il rejoignit ses pères. Il fut inhumé par Isaac et Ismaël, ses fils, dans le caveau de Makpéla, dans le domaine d’Efrôn, fils de Çohar, Héthéen, qui est en face de Mamré;
Genése 25 – 8-9

ח וַיִּגְוַע וַיָּמָת אַבְרָהָם בְּשֵׂיבָה טוֹבָה, זָקֵן וְשָׂבֵעַ; וַיֵּאָסֶף, אֶל-עַמָּיו. ט וַיִּקְבְּרוּ אֹתוֹ יִצְחָק וְיִשְׁמָעֵאל, בָּנָיו, אֶל-מְעָרַת, הַמַּכְפֵּלָה: אֶל-שְׂדֵה עֶפְרֹן בֶּן-צֹחַר, הַחִתִּי, אֲשֶׁר, עַל-פְּנֵי מַמְרֵא
בראשית כה – ח,ט

Tout sépare depuis leur jeunesse Isaac et Ismaël. Mais dans ce moment tragique de la disparition de leur père, Itshak ancêtre du peuple juif et Ismaël, ancêtre du peuple arabe, trouvent la voie de la coexistence, décident de dépasser la violence de leurs différents et vont ensemble enterrer leur père Abraham.

Super moon 1948

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La super lune, c’est certes pour chacun des citoyens du monde, mais en Israël elle semble encore plus pleine, plus ronde, plus brillante, plus lumineuse, plus près de nous. Peut-être parceque la dernière extra-super-Moon, c’était en 1948,  l’année de la création de l’Etat d’Israël…

Quatre minutes avec Shimon Pérès

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J’avais publié ce post, le 30 décembre 2010. Et voici de nouveau, pour parler d’une autre manière de Shimon Pérès, le Pérès dans l’intimité. 

Justement aujourd’hui, où l’honneur de l’institution de la Présidence, symbole de l’Etat d’Israël, a été aussi dramatiquement touché, ( nous étions alors le 30 décembre 2010 en pleine affaire Katsav) Ouvda, l’une des plus célèbres émissions de la télévision israélienne, a diffusé dans sa série, “quatre minutes et un autre regard”, quatre minutes avec le neuvième Président de l’Etat d’Israël. Quel que soit les opinions sur le parcours politique de Pérès, l’homme est celui du bel Israël, idéaliste, passionnel, pur et dur, dernier loup de cette génération qui a construit Israël.

La journaliste accompagne Shimon Pérès dans son appartement présidentiel. Shimon Pérès, seul à sa table de petit déjeuner, servi par la “gouvernante’ de la maison présidentielle et lui demande ” Vous n’avez pas l’impression d’être seul ?”

Shimon Pérès ” Cette maison, est celle où je vis. Sonia a été l’amour de ma vie, et rien n’a changé et ne changera. Mais elle a choisi un chemin. Moi ici, elle là bas. Et c’est le droit de chacun de choisir son chemin. Je vis donc ici seul. Je me sens seul parfois. Parfois seulement. Je travaille tout au long de la journée et je suis très entouré. Et un homme âgé, a tellement d’années avec lui, trop pour être seul”

La mort? ” L’ennui, c’est la mort, la mort, l’ennui. Ben Gourion avait 70 ans, et m’avait dit, je vais mourir à 86 ans, et il est mort cet âge, comme d’ailleurs plusieurs membres de sa famille. Comme un choix. Moi je ne fais pas de prévision… ”

Vous n’avez pas peur un jour de ne plus pouvoir? ” La peur. Que ferais je avec la peur. Est ce que la peur changera quelque chose, non n’est ce pas. Alors je n’ai pas peur. ”

L’âge ? ” Un homme de 87 ans, peut être aigri, triste, misérable ou optimiste. Je suis optimiste. Un homme âgé, ce n’est pas un homme du passé, c’est un homme, aujourd’hui. Tous les soirs je pense à demain. Tous les soirs, je vais dormir, en me posant deux questions cruciales, qui ai je vexé aujourd’hui, et quelle a été ma contribution à ce monde. Deux questions pour pouvoir demain, corriger et continuer.”

Et encore une petite histoire découverte pendant ces quatre minutes, Shimon Pérès lit Le Monde, pas sur internet, mais Le Monde sur papier, qui lui est amené tous les matins sur son bureau.

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Le grand-père de Shimon Pérès

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Dans son discours d’investiture à la Knesset, lors de son élection à la Présidence de l’Etat d’Israël en 2007, Shimon Pérès, a raconté , sa dernière rencontre avec son grand-père maternel le rabbin Zvi Hirch Meltzer.

Le rav Zvi Hirch Meltzer, est le descendant du célèbre rabbi Haim de Volozhin, le sage de la ville de Valojyn au tout début du 19e siècle. Sa fille, la mère de Shimon Pérès épouse un des jeunes juifs militant du mouvement sioniste naissant dans la Pologne d’alors. “Nous n’étions pas religieux à la maison, je ne suis pas religieux” a raconté Shimon Pérès, “mais mon grand-père a influencé  toute mon existence, il m’a fait découvrir le monde juif, le monde de la yéshiva, les pages du Talmud, la bibliothèque juive, le judaïsme.”

Un jour, Shimon, avait alors 4 ans, toute la famille sous l’influence du grand-père se rend à Radin, la ville du célèbre Hafetz Haim, qui lui fait une bénédiction, de vivre de longs jours. ” Je crois que je suis arrivé à cet âge,” dit Shimon Pérès, le jour de ces 90 ans, “grâce à la bénédiction du grand sage qu’était le Hafetz Haim”.( Qui s’est d’ailleurs aussi éteint à l’âge de 94 ans, le 24 du mois d’Eloul, exactement comme Shimon Pérès).

En 1934, le père de Shimon Pérès est déjà en Palestine. Shimon, sa mère et son frère, quitte à leur tour la Pologne. Sur le quai du train, le rav Zvi, prend la main de son petit-fils, et lui dit ; “Shimon, n’oublie jamais, tu es juif, Shema Israël, rappelle toi, toujours, reste juif toujours.” 

Je me rappelle encore la voix de mon grand-père “ racontera Shimon Pérès. Son grand-père ainsi que toute la famille de son père et de sa mère furent assassinés par les nazis, quelques années plus tard.

 

Photo Shimon Pérès et sa famille, son grand-père à gauche, Shimon est le troisième enfant debout à droite
Photo – Israel Photo Collection

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