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Le Blog de Katy Bisraor Ayache

 
 
 
 

Aguna

Quelques repères pour comprendre le débat sur le statut de la femme aguna selon la loi juive et israélienne

  • La loi ancestrale de l’aguna reste en vigueur en Israël
  • Dans le judaïsme, la procédure du divorce doit être bilatérale.  L’homme doit matériellement, en personne, ” donner le guet “, le libellé de divorce à sa femme et sa femme doit accepter de  “recevoir le guet”  de son mari.
  • Dans cette procédure, le divorce doit être librement consenti par les deux partis.
  • Une femme devient aguna lorsque son époux disparaît volontairement ou involontairement dans une guerre, une catastrophe naturelle, ou dans des circonstances étranges et inexpliquées, sans laisser de traces, sans que personne ne puisse prouver son décès.
  • Une femme dont l’époux refuse de lui accorder le divorce devient aussi aguna
  • Pas de cérémonie, pas de document officiel pour annoncer à la femme sa nouvelle condition. Aucune possibilité de refuser ce statut. Lorsque l’homme qui partageait sa vie s’éclipse volontairement ou non, la femme devient automatiquement aguna. Liée à cet homme qui n’est plus là, jusqu’à ce que preuve soit faite de sa mort.
  • Pour la loi juive, la femme aguna n’est pas veuve mais reste mariée à jamais à un homme absent. Mariée sans l’être, l’aguna reste seule, isolée dans son quotidien, sans espoir de reconstruire une famille.
  • Le statut d’aguna n’est pas limité dans le temps. Une jeune femme sans enfant peut rester jusqu’à la fin de sa vie enchaînée à son époux, la loi juive lui déniant le droit de se remarier et d’avoir une descendance légitime.
  • Des enfants nés d’une union avec une aguna, qui est donc une femme mariée est des bâtards. Exclus de la communauté, ils ne pourront pas se marier avec des juifs.  Seule la preuve que le mari de l’aguna était mort au moment de la conception de l’enfant illégitime peut permettre de rendre la légitimité à cet enfant.
  • La femme juive n’est libérée de son statut d’aguna que si la preuve indélébile est apportée sur le décès de son mari.  Si son premier mari ” réapparaît’, elle doit divorcer de son deuxième mari mais ne peut revenir vivre ou se remarier avec le premier mari.
  • En 1995, le Parlement, vote une loi pour neutraliser les maris récalcitrants
  • La loi des sanctions, permet aux tribunaux rabbiniques de sanctionner l’époux qui refuse de donner le guet. Le récalcitrant encoure des pressions juridiques et financières, saisie de comptes bancaires, salaires,  biens immobiliers et mobiliers, interdiction de sortie du territoire. L’application de ce réglement n’est pas général et de nombreux époux réussissent pendant des années grâce à des menée plus ou moins légales à échapper au tribunal.
  • Aguna en hébreu, vient du terme Ogen, עוגן  Ancre “enchaînée”, “ancrée”* à son mari. Comme le bateau relié à son ancre, ogen en hébreu, racine de l’expression biblique

 

One Response to “Aguna”

  1. 1
    Sid Kretchmar:

    Je suis tombé sur ce blog par hasard sur Bing. Merci pour toutes ces infos très complémentaires. Elles me seront utiles à titre professionnel,y-a-t’il un moyen pour en savoir plus ? Un billet à garder en favori

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