L’oreille d’Aman

 

 A quelques jours de Pourim, Koby Hakak, le Pdg de Roladin, la plus grande chaîne de pâtisseries en Israël a réunit une conférence de presse  – salle comble évidemment – pour présenter sa  collection 2010.   

Les Oreilles d’Aman, ces gâteaux  traditionnels de Pourim font peau neuve.                  Le pavot out, la crème pâtissière  in. Pendant des années, les oreilles d’Aman étaient des biscuits à la patte un peu grossière fourrées de pavot mélangé à du sucre. Les oreilles d’Aman 2010 sont des biscuits délicats, finement sablés fourrés de crème pâtissière, de confiture de marron, de chocolat à l’orange amer ou encore de mousse de café.

Hakak a donné des chiffres. Les Israéliens achèteront  pendant cette semaine de Pourim, 25 millions d’Oreilles d’Aman et fabriqueront à la maison, quelques 30 millions de ces biscuits. En moyenne chaque biscuit représente 150 à 300 calories. 30 % sont fourrés de pavot. 70 % de crème, confiture, de plus en plus sophistiquées chaque année.

Et un mot d’histoire. Ces  gâteaux, le pavot, leur forme triangulaire sont apparemment originaires des communautés ashkénazes  et notamment d’Allemagne. Le jour de Pourim, les Juifs voulaient  en croquant ces  gâteaux  en forme de papillotes, dire qu’Aman,  l’ennemi du peuple juif était vaincu. 

Selon certains chercheurs ces  gâteaux  apparaissent au 15è siécle dans le monde sépharade. Ben Yehuda dans son dictionnaire  affirme qu’Abarbanel, ce commentateur biblique  du 15è siècle ( Espagne – Portugal) faisait déjà référence à ces biscuits en décrivant les traditions de la journée de Pourim.

Dès les années 30, le jour de Pourim, les premières pâtisseries du yishouv juif vendaient les hamantaschen ( oreilles d’Aman en allemand), les Mohntaschles ( poches de pavot en allemand) ou encore les hamantash (poches – papillotes d’Aman en yiddish).  Depuis l’Oreille d’Aman est devenu le biscuit de Pourim. 

Mon Tel Aviv

 

Depuis quelques jours, je feuillette  “Mon Tel Aviv” de Nellu Cohn. Dix raisons pour lesquelles j’ai aimé (beaucoup) ce livre. 

1 – Depuis des années, Nellu Cohn annonce avec un délicieux accent roumain le direct de Jérusalem. Un beau matin, grâce à Facebook et wordpressblog, je découvre que mon collègue de Radio J est  un artiste.   

 2 – Pour le parcours de l’auteur, violoniste, pianiste (Académie Rubin de Jérusalem et Conservatoire de Paris ), homme de radio, chargé de cours à la Sorbonne, photographe. Un parcours atypique écrit sur lui-même Nellu et je rajoute, un parcours aux métiers de création, si juif et si contemporain. 

 3 – Il faut aussi introduire dans cette biographie des adjectifs: curieux, sensible, observateur, drôle, amoureux car sinon comment expliquer ces photos. 

 4 – Parce qu’il y a toujours des cadeaux d’anniversaire à faire et autant que ce soit culturel, israélien, intelligent, nouveau, beau, élégant et sur papier glacé. 

 5 – Pour avoir donné la parole à des amoureux de Tel Aviv

 6 – Pour avoir réuni  autour de Tel Aviv des cinéastes, musiciens, chanteurs, dessinateurs, écrivains, et intellectuels.    

 7 – Pour cette phrase écrite par le cinéaste Radu Mihaileanu “A Tel-Aviv, on passe d’un quartier à l’autre comme d’un monde à l’autre…Au fond, c’est toute l’humanité qui est concentrée au coeur de cette ville.” 

8 – Parce que tous ceux qui ne sont jamais venus à Tel Aviv auront envie en lisant ce livre de prendre l’avion. 

 9 – Parce que tout ceux qui travaillent à Tel Aviv, décideront après ce livre, de passer une après midi à flâner. 

 10 – Et surtout parce que “Mon Tel Aviv de Nellu Cohn” c’est aussi le Tel Aviv de chacun. A travers des textes réalistes, poétiques et personnels, des photos blanches et colorées, des tours Azrieli aux bords de plage, de Pourim à Guilad Shalit, des décolletés aux chapeaux noirs, le lecteur reconnaîtra la couleur, le parfum, le regard qui, un jour, l’a ému dans cette ville unique au monde

 Mon Tel Aviv

Photographies Nellu Cohn                                              
 Interview Victor Wintz
224 pages – Format 24×32
Edition Melting Art et Biblieurope

  

 
       

 

Vin…à lire et à déguster

C’était la fête du vin cette semaine à Tel Aviv. Des sommeliers du monde entier, les grands vignobles israéliens,  les petits producteurs et des milliers de visiteurs à Israwine Expo 2010. Je ne suis pas spécialiste du domaine et je laisse donc parler, l‘un des plus célèbres  sommeliers français, Olivier Poussier qui consacre sur son site une page au vin israélien. Lire et déguster chaque mot.

” Depuis le début des années 80, le vignoble israélien connaît une réelle mutation. Comme au Liban ou en Turquie, l’observation et la curiosité ont incité certains vignerons à modifier les zones de plantation. Les vins les plus sérieux impressionnent. Techniquement bien faits, ils s’imposent régulièrement à l’aveugle, sans rien renier de leur caractère sudiste. De quoi être optimiste pour l’avenir !

Ma préférence va aux vins rouges. Leur fraîcheur, leur finesse, leur harmonie sont parfois stupéfiantes. La formidable cuvée Adom 2001 du domaine Saslove, une propriété fondée en 1995 et située dans la région de Shomron au nord est de Tel Aviv est un bel exemple du potentiel des nouveaux vins israéliens. Ce 100% cabernet-sauvignon doté d’une robe profonde, à la juste maturité du fruit, dévoile un boisé bien géré, une structure charnue, seveuse et élégante.”

Et quelques données si vous désirez tout savoir sur le vin israélien. (Presque tout, car je continuerai à écrire sur le vin, qui au delà de la gastronomie et de son aspect business est devenu un véritable phénomène de société.)

Les cinq régions viticoles d’Israël

 

Pour les oenologues, la variété des sols et des climats est un des grands atouts de l’industrie du vin en Israël. Des roches volcaniques du Golan  aux terrains sableux du littoral, du climat froid en hiver, chaud, sec et humide en été et des températures  brûlantes  du Néguev, ces contrastes ont permis  la création de vins de terroirs spécifiques à chaque région.

  • Au nord, la Galilée et le Golan
  • Au centre, le long du le littoral méditerranéen et à l’intérieur des terres, les régions de Zichron Yaacov et de Benyamin, la  plus grande région vinicole d’Israël.
  • La région des vignes de Rishon le Tzion et  Rehovot.
  • Les vignobles de Jérusalem et de ses environs qui s’étendent jusqu’à Hébron et les monts de Judée
  • Le désert du Néguev au sud de la ville de Beer Sheva avec notamment le  développement dans la région d’Arad, d’une florissante industrie viticole exploitant des terres de qualité et utilisant des techniques ultramodernes d’irrigation.

La révolution des années 80

La révolution vinicole en Israël  date de la fin des années 80, avec l’introduction d’une technologie d’avant-garde et d’un savoir-faire importé des Etats-Unis.

Alors que le début de la production de vin en Israël doit beaucoup à la France, avec de nombreux hommes du terroir français venus expliquer les secrets de l’oenologie aux vignerons israéliens, la véritable révolution du vin des années 80 et 90 se base sur les techniques importées des Etats-Unis.
Le vin israélien tourne alors le dos à ses racines françaises, délaisse, les méthodes de production et les plants de l’époque du Baron de Rothschild. La production se diversifie avec le passage rapide d’une production centrée sur les vins rouges sucrés vers les vins blancs et rouges secs  et les mousseux.

Le vin israélien s’exporte

Aujourd’hui, l’industrie du vin en Israël est de plus en plus exportatrice. La production annuelle dépasse le million et demi de caisses, soit  6 000 hectares de vignes cultivés et 50.000 tonnes de raisins avec une diversité des cépages du muscat au grenache, du dabuki au Carignan, du sémillon au sauvignon et au  cabernet-sauvignon

Un nouveau dictionnaire avec spin et sababa

J’ai découvert cette semaine dans un communiqué de presse, l’existence d’un nouveau dictionnaire hébreu-français-hébreu.  Et j’ai aimé. Les  neuf raisons de mon coup de coeur. 

1- Facile de trouver un mot, facile de trouver un verbe 

2 – Les écologistes israéliens sauront désormais traduire “développement durable” et autres néologismes du 21 siècle

3- Les français pourront comprendre les ados israéliens  qui répètent 50 fois par jour ( au minimum)  ”Sababa”, et autres expressions populaires en vogue au pays d’Eliezer Ben Yehuda.

4-et aussi le motSpin”, le terme journalistique le plus utilisé au cours de l’année 2009, selon l’institut d’enquêtes médiatiques Ifaat. 

5 – Si vous êtes œnologue vous saurez dire en hébreu “ blanc de blanc” “chambrer le vin rouge” et “cru de cru”.

6-L’auteur écrit dans son introduction (et je partage), ce dictionnaire regorge d’expressions qui, par leur portée métaphorique permettent de manier une langue colorée et imagée. 

7-Ce dictionnaire est un beau livre, clair, précis, sérieux,lourd, robuste comme doit l’être un dictionnaire…

8-…Mais aussi sympathique, comme s’il donnait à tous ceux qui naviguent entre l’hébraïque et la française, la liberté des mots.

 9 – Et puis j’ai aimé qu’une traductrice qui a déjà participé à la rédaction de plusieurs dictionnaires (Editions Achiassaf et Larousse, mise à jour du dictionnaire de Marc Cohen, Editions Prologue) décide de sortir un beau matin en solo son dictionnaire. Pas exactement, un beau matin.” J’ai commencé à écrire ce dictionnaire depuis  50 ans… me dit Allouch.  Des papiers, fiches et notes écrits à la main dans des carnets avant que l’ordinateur ne vienne mettre de l’ordre dans ce dédale de mots.

 

Le ” Grand dictionnaire” de Colette Allouch
Editions Prologue
180 Shekels
En vente en Israël seulement (pour l’heure)

S. Yizhar à Mishkenot Shaananim

Depuis quelques mois, Mishkenot Shaananim accueille “les vendredis littéraires”,  des livres et leurs auteurs mis en scène avec ce beau titre donnée à cette série, ” la littérature sur scène”.

Moments particuliers de ce Jérusalem littéraire, bouillon de culture, dans ces maisons datant du 19e siècle. Dans la Jérusalem ottomane, le richissime britannique Moshé Montefiore y avait abrité les juifs nécessiteux  qui avaient accepté de vivre en dehors des murailles protectrices.

Aujourd’hui rénovées, ces maisons ont été transformées  en bijou de l’architecture jérusalémite: pierres centenaires, jetées de bouquets fleuris sur les dalles d’époque, bois ancien et ferronnerie d’art, couleurs ocres, rouges et bleus. Mishkenot Shaananim est devenue une belle auberge pour artistes et écrivains ( Saul Bellow y a écrit son roman Le Don de Humboldt qui lui a valu le prix Pulitzer en 1975)  et plus récemment un centre de conférences et d’art.

 

Ce vendredi a été consacré à Yizhar Smilansky –  S. Yizhar – le plus grand écrivain israélien des débuts de l’Etat d’ Israël, pour beaucoup  fondateur de la littérature hébraïque. Yizhar est décédé à l’âge de 90 ans en août 2006. Le Larousse décrit ainsi ce  maître de la littérature israélienne des années 1940. (J’ai volontairement cité le Larousse pour vous permettre d’avoir accès aux titres des livres traduits en français)

” Son héros privilégié est un jeune homme rêveur et tourmenté comme lui, évoluant dans un paysage marqué par les souvenirs d’enfance d’un bourg agricole face aux espaces infinis du désert (le Bois sur la colline, 1947). Dans le roman les Jours de Tziklag (1957), ainsi que dans les Quatre Nouvelles (1956) et les Six Contes d’été (1960), il évoque le drame des combattants pour l’indépendance et leurs victimes, les conquêtes, la destruction et la mort. Avec les Contes de la plaine (1964), il est entré dans l’ère de la désillusion. Son style baroque, amalgamant le langage parlé à toutes les formes de l’hébreu, a profondément marqué la langue littéraire de ses contemporains. Après presque 30 ans, Yizhar brise son silence pour publier deux romans autobiographiques, où il retrace la saga des pionniers sionistes au début du XXe s, Miqdamot, 1992, et Zalhabim, 1993.”

S.Yizhar était un personnage complexe. Grandi dans une famille d’écrivains, professeur de littérature hébraïque à l’université de Tel-Aviv, il fut aussi député dès la première Knesset et jusqu’à 1967.  Il a beaucoup écrit sur la guerre, mais aussi sur la nature et l’écologie.

A Mishkenot Shaananim, S. Yizhar est joué sur scène. Théâtre, danse et mouvements  sur les questionnements de l’écrivain, questions qui avaient déjà dérangé au lendemain de la Guerre d’Indépendance et qui gardent aujourd’hui toutes leur acuité: la nature de la guerre, la désobéissance, la peur de mourir, le destin collectif face au cheminement de l’homme.  Décrivant les événements de la Guerre d’Indépendance, Yizhar avait écrit: ” N’était-ce pas notre privilège de vainqueurs ? Après deux mille ans d’exil et les persécutions en Europe, nous étions à présent les Maîtres. » « Il aimait les guerriers et détestait les guerres »  disait de lui le poète Haim Gouri.

Et un mot sur le public de Mishkenot Shaananim. Si différent des Tel-aviviens. Ces Jérusalémites du 21è siècle semblent dans leurs allures d’avant garde porter sur eux l’histoire millénaire de leur ville. 

 

Yair et Tomy Lapid

Ilana Dayan, rédactrice en chef d’Ouvda, une des émissions de qualité de la télévision israélienne recevait il y a quelques jours Yair Lapid à l’occasion de la sortie prochaine de son livre sur son père. Une biographie écrite comme une autobiographie, comme si Tomy Lapid écrivait.

“J’avoue, je suis gros et gourmant. Je suis laïc et ashkénaze. Je préfère la carpe farcie  au couscous et Naomi Shemer à la musique orientale. J’avoue je fait partie d’une élite, je suis bourgeois. J’avoue aussi je suis sioniste et israélien. ” écrit Yair au nom de son père, ancien journaliste, ancien dirigeant du parti ultra laïque Shinoui.

Avec certes un monde de valeurs très éloigné du mien,  Tomy Lapid et son fils, représentent aussi le bel Israël. La rage de vivre après la Shoah, le rêve de la normalité, l’hébreu châtié, l’amour pur et dur d’Israël et du peuple juif.

Pour mon père, explique Yair, j’était la réponse à Hitler, la réponse au soldat nazi venu prendre mon grand père, la réponse aux souffrances endurées par tous les rescapés de la Shoah.

Yair Lapid et Ilana Dayan ont raconté deux histoires délicieuses que voici.  Il y a quelques années, Yair était à Budapest avec son père dans un des plus célèbres restaurants de la ville, haut lieu de la cuisine hongroise. C’est entendu dit Tomy Lapid au garçon en lui montrant toute  la page du menu. C’est entendu. Pardon répond le garçon qui croit avoir mal compris. C’est entendu. Le garçon comprend, dresse une seconde table, et amène les six entrées, les sept plats principaux et les dix desserts. Et mon père, raconte Yair, se met à manger, calmement se délectant pendant près de quatre heures. ” Rien ne presse Yair, cela fait cinquante ans, depuis la sortie du ghetto que j’attends de manger de la vraie cuisine hongroise. “

Pendant les mois qui précédent la mort de Tomy Lapid, Ammon Denkner, l’ancien rédacteur en chef  du Maariv enregistre des dizaines d’entretiens avec son ami intime. Dans un de ces entretiens, Tomy parle de son fils. ” Yair était un enfant renfermé, introverti. Dans les anniversaires, les autres enfants participaient et lui restait seul de coté à regarder. Comment Yair est devenu une des vedettes des médias israéliens, c’est un secret que je ne comprends toujours pas. ” Cette histoire m’a fait pensé à l’inquiétude des parents devant la timidité de leurs enfants. Ne vous inquiétez donc pas…

Avec beaucoup de pudeur, Yair Lapid a aussi révélé dans cette émission  qu’il avait une petite fille autiste. ” Je n’en ai jamais parlé parce que cette histoire n’était pas celle du public. J’ai accepté de participer à la campagne publicitaire de la Banque Hapoalim uniquement pour financer la création d’un village unique au monde pour enfants autistes. J’écris au nom de mon père et j’ai donc du mettre sur le papier ce secret.         ” Yair et Liea mettent beaucoup d’énergie pour élever leur fille Yaël. Ma petite fille, belle, tendre, transparente et qui n’est pas vraiment avec nous, ” écrit Tomy Lapid sous la plume de Yair Lapid.

 Et il y a eu aussi un scoop dans cette émission. La politique ? demande Ilana Dayan. Que reste t-il bien à découvrir pour cette vedette médiatique qui a déjà écrit des livres, des romans, du théâtre, des poèmes, joué au cinéma et au théâtre? Lapid junior n’a pas dit non. A suivre donc.

Les amandiers de Tou Bichvat

Depuis quand les arbres sont ils en fête ? Et pourtant,  Tou Bichvat, le 15 du mois juif de Chvat est le jour de l’an des arbres, la fête des arbres  selon la tradition qui date d’il y a quelques 2000 ans, du temps du sage Hillel. La fête des fruits et des arbres.

Une des images de ce  Tou Bichvat en Israël, ce sont les paysages très particuliers sur la route qui méne à Jérusalem. Cette année aussi, les amandiers sont au rendez vous et fleurissent par milliers. Un spectacle féérique qui ne dure que quelques jours. 

Si vous ne venez pas cette semaine à Jérusalem, ces photos sont pour vous.

Haïti Israël en chiffres et en photos

 

Selon plusieurs de mes auditeurs, les informations que je donne  chaque matin sur Radio J, depuis le tremblement de terre en Haïti sur le travail humanitaire d’Israël n’ont pas toujours d’échos dans les médias nationaux. 

Voici donc pour renforcer le témoignage sonore, des chiffres, des liens vidéo et des photos…

Les chiffres…

  • Deux minutes après avoir pris connaissance de l’ampleur du désastre en Haïti, Gaby Ashkénazi, le chef d’Etat major de Tsahal donne l’ordre d’envoyer une mission
  • 36 heures après le tremblement de terre, deux avions de Tsahal atterissent à Haïti
  • En huit heures, la mission israélienne sous la direction du Commandement de la protection civile met sur pied un hôpital de campagne avec 500 lits, une salle d’opération, un département radiologie, une unité ultrason, une unité prématuré, une tente pédiatrie
  • Selon l’évaluation de l’armée israélienne, 43 équipes de secours du monde entier opèrent en Haïti comprenant 1800 membres du corps médical et paramédical et des spécialistes de sauvetage,169 chiens-renifleurs  
  • Dans la mission israélienne 250 hommes et femmes, 40 médecins, 64 infirmières, 20 ingénieurs civils, 8 chiens-renifleurs.
  • 996 blessés ont été traités dans l’hôpital israélien, 209 opérations chirurgicales, onze naissances dont deux bébés prématurés, deux opérations césariennes, sept personnes sont mortes de leurs blessures, un millier d’enfants et adultes légèrement blessés ont reçu des premiers soins dans des dispensaires situés aux abords de l’hôpital. ( Chiffres du 23 janvier 2010)
  • L’hôpital israélien a été le premier hôpital créé à Haïti après le séisme
  • L’organisation Zaka a sauvé huit étudiants sous les décombres
  • Les équipes de sauvetage envoyées d’Israël ont sauvé des décombres 41 personnes en tout  ( Chiffres du 23 janvier 2010)
  • La Maguen David Adom a envoyé une équipe spécialisée dans la  réanimation
  • L’organisation de charité israélienne, Latet, a envoyé six camions qui sillonnent Haïti avec des victuailles.

Source –  Tsahal porte parole, Affaires étrangères, Zaka, Magen David Adom, Hôpital Hadassah Jérusalem, Hôpital Soroka Beersheba. Correspondants à Haïti  de la deuxième chaîne de la télévision israélienne (Rony Daniel) , du journal Yedihot et de Kol Israël, la radio israélienne   

 

L’hôpital israélien dans les médias internationaux

(Mis à part, TF1, les reportages sont en anglais, les images parlent d’elle mêmes) 

  • La BBC consacre deux reportages à l’hôpital israélien sous le titre ” Autre image d’Israël en Haïti”
  • TF1 titre son reportage ”Les miraculés de Port au Prince” et cite un des sauvetage réalisé par Israël Reportage TF1
  • La NBC a consacré un reportage sur la rapidité et l’efficacité de l’intervention israélienne. Reportage NBC
  • CNN consacre un reportage en prime time sur ” l’hôpital de campagne made in Israël ” R  
  • La chaîne ABC interview des pédiatres travaillant dans l’hôpital israélien
  • La chaîne d’information internationale,Fox consacre deux reportages sur “les médecins israéliens en Haïti” Reportage Fox
  • La chaîne CBS consacre en prime time, un reportage sur l’hôpital israélien, ” la lutte pour la vie” ou la la “Rolls Royce” de la médecine en Haïti Reportage CBS
  • AP, l’agence de presse américaine diffuse dans le monde trois  sauvetages de survivants par l’équipe israélienne Reportage AP

 

 … et les photos

 

Israël diffuse la photo de l’emplacement de l’hôpital israélien pour faciliter le travail des forces internationales de secours

Dr Jennifer Lee Ashton , médecin américaine des forces de l’ONU coordonne les premières actions avec le Col. Doc. Itzik Kryse de la mission israélienne

 

 

 

 

 

 

Le premier bébé mis au monde dans l’hôpital de Tsahal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La salle d’opération ou plus exactement la tente d’opération

 

 

 

 

Des enfants haïtiens sous la tente “département pédiatrie ” de l’hôpital israélien

essai

 

Sans Uzi Rithman, la chanson israélienne ne serait pas la même. Disparu brusquement en 2004 d’une crise cardiaque, à l’âge de 52 ans, Rithman reste l’icône de la musique israélienne. Auteur, compositeur, chanteur, Rithman a marqué l’art d’écrire et signé les grands succès de ces trente dernières années de “Je suis né pour la paix” écrite pour marquer le traité de paix israélo-égyptien à la mélodie d’Adon Olam, l’ancestrale prière juive, devenue sous sa plume, un des symboles d’Israël, l’hymne du peuple juif.

Cette semaine, une dizaine de chanteurs israéliens, du nouveau genre “Oriental light”, lance le projet Rithman en oriental. Avec son verbe poétique, mon père aurait dit Brraavoo a commenté Rithman junior. L’album sortira au printemps 2010.

Le yiddishpiel

Théâtre yiddish

 Le plus particulier dans la représentation du Yiddishpiel, c’est le public. Dans la salle du théâtre de Guivataim, où le Yiddishpiel se produit, la majorité des spectateurs ont moins de trente ans.  Ils regardent le spectacle grâce à une traduction simultanée yiddish-hébreu.  ” Je suis abonnée, m’explique Vered, étudiante en droit et passionnée. Mes grands parents ne parlaient que le yiddish à la maison, pour mes parents, c’était le moyen de communiquer sans que puissions comprendre et moi, j’apprends le yiddish à la fac, pour faire revivre mon passé.”

Théâtre yiddish

Le Yiddishpiel, fondé dans les années 80 à Tel Aviv, a créé  plusieurs dizaines de représentations théâtrales en yiddish, opérettes, comédies, contes, et aussi des pièces de Gogol, Molière, Gorki. Le public n’a fait que croître.   

 Théâtre Yiddish

Le théâtre yiddish, vieux de quelques 150 ans né dans les confins de l’Europe connaît à Tel Aviv, une nouvelle jeunesse. Un théâtre centenaire et pourtant très contemporain, un théâtre drôle, tendre, musical, coloré, parfois dramatique avec de belles scénographies.  Ne manquez pas. Voici le site du théâtre, pour vous aider à choisir. Le site est en  hébreu.