Déborah chante Barbara à Raanana

Photo Miko Géoui

 

  Après avoir envouté son public à Jérusalem,  Déborah Benasouli  sera dans quelques jours à Raanana.

 

” Quoi ! Tu n’étais pas au spectacle de Jérusalem ! “
”  Non, non je n’y étais pas. Alors racontez-moi ! “
 

Et voilà donc, de mémoire, les descriptions enthousiastes de mes amis :

” Un spectacle de musique inoubliable…, Une chanteuse de talent…, La révélation de l’année…, Les mots qui revivent et vibrent…, Sur scène Déborah est musicienne, interprète, actrice, poète, … Déborah réinvente Barbara… Une voix grave et pure, joyeuse et envoutante, mystérieuse et limpide… La vraie chanson française renaît à Jérusalem…Si elle redonne un spectacle, abandonnez tout, courez…”

Et le journaliste François Pfeiffer a écrit : « La voix de Deborah Benasouli, puissante et rageusement sensuelle, vous prend aux tripes et aux neurones, telle une amazone sûre de son fait. La voix ne gifle pas, elle foudroie. Elle n’égratigne pas, elle griffe. Vous en porterez la cicatrice et serez marqués à vie. »

Déborah Benasouli sera donc à Raanana,  “Déborah chante Barbara”, Mercredi 25 novembre au Yad Lebanim de Raanana à 20:30

 

Déborah Benasouli est originaire de Paris. Elle a fait son Alyah en 1996. Elle commence sa carrière au théâtre avec des études d’Art Dramatique (en France) puis en Israël à l’école Nissan Nativ à Jérusalem. Elle se consacre ensuite entièrement à sa grande passion : le chant jazz. Elle étudie à New York avec entre autre Bob Mover et Barry Harris. Elle se produit dans plusieurs clubs de jazz et festivals tels que : Brazil Jazz Festival, Festival de jazz de Tanger, Festival d’Avignon, et fait partie des lauréats du Sankofa Soul Contest et gagne le Tremplin Diva Jazz. Elle sort également un album avec son groupe Electric Diva.
 

Le tableau déchiré de Madeleine Testyler

Le tableau dechire

Madeleine Testyler a immigré il y a quelques années en Israël et expose cette semaine à Tel-Aviv.

”Une exposition avec beaucoup de couleurs, des choix harmonieux de tons vifs, brûlants mais sans agressivité aucune” nous dit une de ses admiratrices Vivianne Farouze.  Madeleine peint par période. La période des dessins, puis des portraits, du figuratif où elle peint les paysages d’Israël, la période bleue, celle du cubisme, des natures mortes, et de l’abstrait. Madeleine peint avec son corps poursuit Vivianne. Comme une danse de la peinture, pas des petites touches, mais des grands gestes du corps pour peindre des grandes touches de couleurs. Et aussi ses sculptures,  de fers, de plâtres, de papiers, de vernis. Et de magnifiques sculptures de bronze.

Vivianne m’a aussi raconté l’histoire du tableau déchiré, qui est en haut de page. Un jour Madeleine, peint plusieurs tableaux. Toujours des couleurs, des vastes touches. Elle regarde, n’aime pas, prend le tout, déchire, froisse et jette à la poubelle. Et brusquement, les couleurs s’enchevêtrent, s’entremêlent dans le sublime du hasard. Madeleine comprend que c’est ce tableau qu’elle voulait peindre. Le tableau déchiré.

Pour mieux connaître Madeline Testyler. http://www.madeleinetestyler.com/

https://vimeo.com/119260634

Merci à Vivianne Farouze pour son témoignage.

 

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This place

Stephen Shore, Sud de Safed

Stephen Shore, Sud de Safed

Joseph Koudelka

Joseph Koudelka

 

Frederic Brenner

Frederic Brenner

 

 

Un autre regard sur Israël. Sans apriori. Détaché des préjugés idéologiques et des clichés. Des opinions partisanes. Et aussi un regard très poétique

Cette exposition de photos itinérante est signée du photographe français Frédéric Brenner qui a demandé à douze grands photographes du monde de venir voir Israël. Aucun n’est israélien. Aucun n’est palestinien.

Après Edout Mekomit, Témoignage local, l’exposition de photographes israéliens dont j’avais parlée il y a quelques jours, cette fois Israël vue de l’extérieur.

Mes trois photos préférées mais le choix a été difficile.

Le lien à ne pas manquer…

http://this-place.org/

 

Arsim et Frechot, les nouvelles élites d’Israël

 

 Arsim et Frechot, les nouvelle élites d’Israël  est l’évènement médiatique de ces dernières semaines en Israël.  Diffusée en prime time sur la chaine 8, cette  série documentaire provoque des réactions en chaine, plus de dix articles dans le journal Haaretz, la une du puissant supplément de shabbat du Yedihot et des reportages dans toutes les chaines concurrentes.

Le réalisateur  Ron Cahlili a choisi deux termes provocateurs pour décrire les Israéliens qui selon lui, donnent désormais le ton et représentent les élites de demain

Arsim et Frechot  ערסים ופרחות sont deux termes argotiques, très connus en Israël. Le premier en traduction littérale désigne un proxénète, pimps en anglais  et dans le langage quotidien israélien ars, arsim est un homme vulgaire, juvénile, superficiel, le plus souvent sépharade mais pas seulement… Frecha, au singulier, frechot au pluriel  bimbos en anglais, décrit une femme provocante, aguicheuse, souvent fausse blonde. tout aussi vulgaire et superficiel que son compagnon masculin.

Cahlili qui depuis des années travaille sur la nouvelle identité sépharade, montre que sous ces deux termes violents , se cachent en fait toute une nouvelle culture qui a ses lois, sa profondeur, une authenticité et qui de plus a pris le contrôle de plusieurs secteurs de la société israélienne: la musique, la télévision, la vie people etc. Pour Cahlili, il faut dépasser le premier regard, comprendre la vulgarité apparente comme n’étant que relative face à un monde occidental qui continue à dominer Israël.

Pour mes lecteurs, un très bon lien Youtube, qui met les uns à la suite des autres, les moment les plus forts de cette série documentaire.

 

Le mariage de Mea Shearim et National Geographic

agnieszka traczewska

Le mariage de Mea Shearim emporte le second prix du prestigieux concours de photos de National Geographic.

Chaque année, les photographes du monde entier capturent des images à travers la planète en espérant emporter le prestigieux prix du concours de photos du National Geographic. Cette année, 18.000 clichés ont été envoyés par des photographes amateurs et professionnels. Le jury a désigné les grands gagnants du cru 2014.  Le deuxième prix revient à la photographe polonaise, Agnieszka Traczewska qui depuis des années photographie avec art et sensibilité les communautés ultraorthodoxes en Israël et à travers le monde. Certainement parmi les plus belles photos d’art sur ces communautés.

Cette photo a été prise après la cérémonie du mariage, lorsque le couple s’isole pour la première fois, raconte  Agniezska, Pour moi, elle raconte tout un monde, l’émotion d’une première rencontre, l’espoir d’une union, l’amour et la timidité, et aussi la crainte de quitter sa mère et le monde de son enfance.

Dan Westergren, un des membres du jury explique ainsi le choix de cette photo «La photographie est un outil puissant qui d’un côté montre les différences entre les hommes de la planète, mais de l’autre, dévoile l’universalité des sentiments.  Dans cette photo du mariage juif, le chapeau de fourrure et la robe de la mariée sont des indices du lieu très particulier où se situe cette scène. Mais les sourires, les regards des mariés pourraient être ceux de n’importe quels adolescents à travers le monde. Quand je regarde cette photo, je ne peux pas m’empêcher de penser à l’essence même de l’amour et du mariage. Toute photo, qui me fait penser, réfléchir, mérite d’emporter le prix National Geographic. Voilà donc la raison de mon choix. »

Photo: 2ème PRIX National Geographic  : Mariage  dans le quartier ultra-orthodoxe de Jérusalem. Aaron et Rivkeh (18 ans) se rencontrent pour la première fois. Photographe : Agnieszka Traczewska

 

L’article complet est publié sur Tribune Juive

http://www.tribunejuive.info/distinction/le-mariage-de-mea-shearim-par-katy-bisraor

 

Les raisons du succès de Whatsapp chez les Israéliens (et en Diaspora)

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Selon une enquête réalisée en novembre dernier, 92 % des smartphones en Israël sont équipés de l’application whatsapp. Un record mondial par tête d’habitant. Record aussi dans l’utilisation de l’application. Sur les 450 millions d’utilisateurs dans le monde, 70 % sont actifs quotidiennement. En Israël le taux d’actifs dépasse les 86%. 

Alors pourquoi, whatsapp a tellement séduit les Israéliens? Le commun entre la philosophie de whatsapp et l’Adn juif explique le succès. Whatsapp  a récréé, d’une manière virtuelle, le foyer juif d’antan, l’antique communauté, le shtetl. Plus authentique que facebook et twitter,  plus convivial que les courriels et textos: la tribu, le clan, la famille, la smala, être ensemble, partager, échanger, tout, sans cesse, intensément, exagérément. Les grands moments, les humeurs de l’instant, les photos et les recettes de cuisine. Et les fêtes. Le nombre de messages doublant les veilles du shabbat et des fêtes juives en est la preuve. Comme si les distances  et les générations ne séparaient plus le peuple juif. La famille juive dispersée aux quatre coins du monde retrouve son cadre ancestral à portée de main et en cliquant sur un bouton. C’était d’ailleurs à l’origine, la raison d’être de l’application. Adaptée à tous les types de smartphones et à tous les réseaux dans le monde, sans frontière, ce service de messagerie instantanée est par excellence dédié au cercle familial, ludique, simple, et illimité.  

Le nom même de l’application est très “israélien”. En Israël, rares sont les conversations qui ne commencent par ”ma koré?”, “Quoi de neuf, qu’est ce qui se passe?”. Exactement le  what’s up anglophone transformé par un subtil jeu de mot en whatsapp.

Les principes de l’application ont aussi plu aux Israéliens. No Ads! No Games! No Gimmicks! Pas de pub! Pas de jeux! Pas de gadgets! Les Israéliens qui n’aiment pas  être des frayercélèbre expression de l’argot empruntée au yiddish et exprimant le fait d’être dupe, d’être un pigeon –  ont adoré cette pure expérience de messagerie.  

Et aussi l’origine juive de Jan Koum, un des deux fondateurs de whatsapp explique peut-être aussi le génie de l’application. Né dans une des familles pauvres de la communauté juive d’Ukraine,  Koum, aurait-il intuitivement compris, que le désir de sa famille, des communautés juives d’être ensemble était aussi un besoin récurrent, chez les peuples du monde entier?

L’article complet sur le sujet a été publié par Tribune Juive:

http://www.tribunejuive.info/non-classe/les-raisons-du-succes-de-whatsapp-chez-les-israeliens-et-aussi-dans-les-foyers-juifs-de-diaspora-par-katy-bisraor

 

 

Billet de l’invité: Une oeuvre impossible

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Yehuda  Jean Bernard Moraly sort ces jours ci son nouveau livre “L’oeuvre impossible” aux éditions Manuscrit, dans la collection l’esprit des lettres dirigée par Philippe Zard. 

 

Que nous apprennent sur leur créateur les oeuvres inachevées de Claudel, Genet et Fellini ? Paradoxalement, ces oeuvres impossibles sont la clé du reste de l’oeuvre

” Il existe chez tout artiste une « oeuvre impossible », reprise, abandonnée, toujours inaccessible mais inlassablement méditée. Trois brouillons sont ici présentés que trois des artistes les plus grands et les plus prolifiques du XXe siècle, ont laissé inachevés.

Claudel a longtemps voulu écrire une oeuvre où le christianisme dialoguerait avec le judaïsme. Ce projet est continué dans un brouillon fascinant, On répète Tête d’or (1949) où des prisonniers préparent la pièce Tête d’or dans un camp, pendant la Seconde Guerre mondiale. Jésus Christ (« le Fils de la Colombe ») y affronte le « garçon de café Juif » (la Synagogue).

Genet a longtemps travaillé à La Mort. En 1954, il en publie des Fragments.Quelques brouillons inédits (Les Folles, Peur de mourir) se rattachent au grand projet, finalement détruit.

Le tournage raté d’Il viaggio de Giuseppe Mastorna, voyage au pays des morts, est devenu une légende. Fellini écrit un scénario dont il abandonne le tournage. À ce projet il reviendra souvent, sans pouvoir jamais le réaliser.

Or il se pourrait que ces textes, bien qu’inachevés, autorisent l’approche la plus aiguë de l’oeuvre de Claudel, Genet, Fellini. Bien qu’inachevés ? Toute oeuvre serait-elle, essentiellement, impossible ? “

 L’auteur: Yehuda (Jean-Bernard) Moraly  enseigne à l’Université Hébraïque de Jérusalem. Il a écrit trois livres (Genet, la vie écrite, La Différence, 1988 ; Claudel,metteur en scène, Presses universitaires de France-Comté, 1998 ; Le Maître fou, Nizet, 2009). Il est également l’auteur de pièces et d’articles sur l’histoire du théâtre et du cinéma français. L’oeuvre impossible. Claudel, Genet, Fellini croise les chemins de ces artistes dont l’art est empreint d’absolu.

 

Le livre est en vente

  • En Israël à la librairie Vice-Versa 1 rue Ben Shatah  Jérusalem

Amir Benayoun chante Menahem Begin

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Je vous parlais hier de Menahem Begin au théâtre pour  un superbe monologue racontant le leader politique, le nationaliste et l’homme. Toujours à l’occasion des cent ans de la naissance de Begin, c’est cette fois Amir Benayoun qui continue à surprendre en révélant sa nouvelle chanson –  “Avec humilité et fierté” –  écrite à partir du célèbre discours que Menahem Begin a prononcé lors de la cérémonie du Prix Nobel de la Paix, en 1978, après la signature du traité de paix israélo-égyptien.

” Ici, en Israël, Terre de Sion, je me tiens devant vous avec humilité et fierté, Juif qui veut aimer, qui veut rêver…. la recherche de la vérité, de la paix, la sainteté de la vie, la douce victoire de la justice, la réalisation du rêve éternel de tous les jours. “Menahem Begin 1978 chanté par Benayoun 2013.

La chanson fait depuis ce matin le buzz sur les radios israéliennes.

 

Natalie Portman mettra en scène Amos Oz

 

Il y a sept ans, quelques mois après la sortie du livre d’Amos Oz, le plus lu, le plus célèbre, le plus traduit  – même en chinois, arabe et japonais –   Natalie Portman, avait dit publiquement que son rêve était un jour de mettre en scène “Une histoire d’amour et de ténèbres”, le livre  autobiographique de l’écrivain dans la Jérusalem de la Palestine mandataire des années 40, un livre “où la vie d’un peuple et la vérité d’un homme se confondent.”

Le rêve devient réalité. Oz a donné son feu vert au scénario de Portman. L’actrice viendra en Israël dès l’automne. Le tournage débutera au début de l’année 2014 à Jérusalem. La municipalité a accordé 1.6 million de shekels de subventions à cette production israélo-américaine. Le maire de  Jérusalem a compris rapidement le potentiel d’un film où la vedette d’Hollywood – d’origine israélienne – jouera le rôle de la mère d’Amos Oz dans la Jérusalem des débuts.

Je me rappelle qu’il y a quelques mois, Amos Oz, était venu dans le village où j’habite et avait raconté qu’il était toujours étonné du succès phénoménal de ce livre. ” J’ai écrit pour faire découvrir ma famille, ma vie à mes aieux, j’ai écrit pour comprendre, je pensais que cela n’intéresserait que ma rue, les miens, peut être les “anciens” de Jérusalem. Le succès du livre dans le monde ( plus d’un million de ventes) montre que les histoires d’hommes, d’immigration, de guerres, de familles, de déchirures, de bonheurs, sont universelles. Les mêmes histoires, ici, en Europe, ailleurs et ailleurs.”

Version française du livre

Version française du livre

La couverture du livre en hébreu

La couverture du livre en hébreu

 

Julien Clerc à l’Opéra de Tel-Aviv

 

Julien Clerc était cette semaine à l’Opéra national de Tel-Aviv. Pour l’heure, la seule vidéo de ce concert sur You Tube, signée de “Brunop4” n’est pas d’une qualité parfaite. J’ai tout de même choisi de la mettre en ligne. Pour trois raisons:

1 – D’abord la chanson de Clerc est très belle et surtout le chanteur français est accompagné par les quarante musiciens de l’orchestre symphonique d’Israël
2 – Ensuite, parcequ’à la fin de l’enregistrement, on voit nettement la salle qui tout au long de la chanson a accompagné Clerc, debout, enthousiaste, engouée. Israël, melting pot, mais les Israéliens francophones n’oublient pas les amours et les notes de musique de leur passé. Le phénomène est encore plus marqué chez les Israéliens d’origine russe.
3 – Et aussi. Julien Clerc a résisté aux appels au boycott.