Herzl et une pièce oubliée à l’origine de la création de l’Etat d’Israël

 

 

Avant d’écrire Le Nouveau ghetto, en octobre 1894, Herzl ne croit pas à la possibilité d’un état juif. Quelques semaines après la rédaction de la seconde version, fin avril 1895, il aura l’illumination qui l’amène à rédiger L’Etat juif.

La pièce vient d’être traduite en français par Yéhouda Moraly et Michèle Fingher et est publiée dans une nouvelle collection : A La redécouverte du théâtre juif animée par les amis du Voyage de Betsalel qui publie également de très beaux livres sur les arts juifs.  

Une pièce de théâtre, essentielle pour comprendre le parcours de Herzl. Avant son écriture en 1894, Herzl pensait que l’assimilation résoudrait le problème juif. L’écriture du Nouveau Ghetto lui montre l’impossibilité de cette solution. Quelques semaines plus tard il rédige l’Etat juif. 

Au-delà du pathétique avocat juif, absurdement tué dans un duel absurde, victime de ses rêves d’assimilation, impossibles, on entrevoit le nouvel homme israélien, création de ce dramaturge devenu prophète, Théodore Herzl.

Yéhouda Moraly répond à nos questions

 

KB : Théodore Herzl était donc un dramaturge ?

YM : On oublie souvent que Théodore Herzl était, avant tout, un dramaturge et un dramaturge célèbre dont les pièces étaient jouées dans les plus grands théâtres viennois.

KB : De quelle sorte étaient les pièces qu’il écrivait ?

YM : C’étaient des pièces gaies faites pour amuser le public : Tabarin, Le petit garçon de maman, Sa Majesté, etc… De 1880 à 1894, c’est presque une pièce par an que Herzl écrit et fait jouer.

KB : 1894, c’est l’année où il arrive à Paris, comme journaliste, envoyé spécial du prestigieux Newe Frei Press.

YM : Oui. Et c’est à Paris qu’il écrit sa plus belle pièce, Le Nouveau ghetto, dont l’écriture va avoir sur lui une impression profonde puisque, avant sa rédaction, en octobre 1894, c’est un Juif assimilé qui ne croit pas au retour des Juifs en Israël et que, quinze jours après la rédaction de la deuxième version de la pièce, il compose L’Etat juif.

KB : Alors que s’est-il passé ?

YM : La pièce est entièrement autobiographique et sa composition a agi sur Herzl comme un processus psychodramatique. Il s’est entièrement projeté dans le héros de la pièce, Jacob Samuel, avocat, comme lui, très admiratif de la culture occidentale et désireux de s’y assimiler autant que possible, comme lui, pas très admiratif des Juifs d’argent ni des rabbins, comme lui, fils unique d’une mère possessive, comme lui et marié à une femme d’un milieu plus aisé que le sien, et qui ne comprend rien à ses états d’âme.

KB : Comme lui. Vous voulez parler de la malheureuse épouse d’Herzl, Julie Naschauer ?

YM : Oui, cette pauvre Julie avec laquelle il ne s’est jamais très bien entendu et dont il a brûlé l’immense fortune pour bâtir son rêve sioniste. Donc, ce double d’Herzl est dans la pièce, trahi par ses amis non-Juifs. Son ami intime, Frantz, adhère à un parti antisémite et ne veut plus avoir de rapports avec lui.  Jacob défend de toutes ses forces, au nom de l’honneur, un aristocrate qui ne voit dans sa conduite qu’une ruse raffinée, le provoque en duel et le tue.

KB : Une pièce terrible, basée sur un fait réel ?

YM : Oui. En 1892, le Marquis de Morès, antisémite ardent, avait provoqué en duel un jeune capitaine juif, Armand Mayer et l’avait tué. C’est l’époque où les aristocrates français provoquent systématiquement les Juifs en duel, un exercice auquel, évidemment, les Juifs sont moins experts.

KB : Alors qu’est-ce qui s’est passé dans la tête d’Herzl ?

YM : Par le biais de son personnage principal qui meurt, victime de ses valeurs occidentales (la noblesse, l’aristocratie des sentiments), Herzl comprend par l’écriture que les Juifs n’ont plus rien à faire en Europe et qu’ils doivent retourner en Israël pour y retrouver une identité perdue.

KB : Une idée neuve à l’époque ?

YM : Pas vraiment, beaucoup y pensèrent déjà. Et en 1894, Herzl avait pu voir une pièce d’Alexandre Dumas fils, La Femme de Claude (1873) où un Juif, Daniel, retourne en Israël pour y rebâtir le pays, accompagné de sa fille. Encore une pièce française, sioniste avant la lettre, qu’il faudrait redécouvrir.

KB : Le Nouveau ghetto a été joué ?

YM : Oui, en 1897, à Vienne et à Berlin. Mais jamais en Israël ou ailleurs. Et pour ceux qui voudraient continuer cette lecture, elle vient d’être publiée dans une collection francophone, « A la redécouverte du Théâtre juif ». Et un article consacré à cette pièce est paru dans une nouvelle revue francophone A la page, Numéro 1.

KB : Et en hébreu ?

YM : Il existe une traduction en hébreu mais qui a été faite en 1898. Une nouvelle traduction vient d’être effectuée –et il faudrait absolument pour rendre hommage à Herzl, ce dramaturge devenu visionnaire, la faire jouer ou au moins s’en souvenir. Bientôt le 27 août, c’est l’anniversaire du premier Congrès de Bâle. Ça serait une bonne occasion pour au moins effectuer une lecture publique, en zoom peut-être, de cette pièce oubliée à l’origine de la création de l’Etat d’Israël.

 

Le Guet de Rivki

 

 

Chaque histoire de guet obtenu après des années de souffrance est toujours douloureuse. Le guet de Rivki, l’est d’autant plus qu’il touche à l’histoire d’Israël et aux dilemmes d’un pays en guerre.

Au début des années 2010. Rivki et Yéhuda Haisraeli se marient. Un bébé né. Puis Rivki attend un autre bébé. Un jeune couple qui débute sa vie en Israël.

Mais, en été 2014, éclate la guerre de  Gaza. Tsuk Eitan. Yéhuda, combattant dans l’unité d’élite Rimon de Guivati, est à quelques dizaines de mètres du commandant Hadar Goldin, lorsque l’officier est kidnappé par des palestiniens du Hamass, à Rafiah, par un tunnel dont Tsahal ne connaissait pas l’existence. Yéhuda et ses soldats s’engouffrent dans le tunnel, pour retrouver Hadar, dont une partie du corps est toujours retenu, jusqu’à aujourd’hui par le Hamas.

Yéhuda, est grièvement blessé à la tête. Le blessé le plus grave de Tsuk Eitan.

Après plusieurs mois dans le coma, Yéhuda reprend connaissance mais a perdu ses capacités cognitives. Rivki, espère, mais comprend que le jeune-homme meurtri qu’elle assiste, qu’elle soigne est là, sans être là, touché dans sa chair et dans son âme par le conflit centenaire.

Il y a un an, Rivki a passé les fêtes de Chavouot dans le village où j’habite. Elle espérait encore, un peu. Un espoir ténu. Mais les mois sont passés. Elle a pensé à demain. Avec beaucoup de dignité, la famille de Yéhuda et les rabbins de sa yéshiva, ont soutenu l’idée d’un divorce. “Si Yéhuda le pouvait, il te l’aurait dit”.

La Loi juive est très stricte. Un époux doit donner le guet, de sa propre volonté et en toute connaissance de cause. Ce qui n’était pas le cas de Yéhuda. Consulté, le Beit Din de Jérusalem, a demandé, s’il y avait l’espoir de quelques minutes de clairvoyance. ” Faire comme si, pour libérer une jeune-femme…” Et le 29 mai dernier, la remise de guet a eu lieu, à Jérusalem.

Le nom du dayan  n’a pas été publié. Mais le silence pesant du Tribunal rabbinique de Jérusalem, montre que la procédure a été approuvée au plus au haut niveau. Décision, rare et très courageuse du point de vue halakhique, qui fera, il faut l’espèrer jurisprudence.

Quelques heures après la remise du guet Rivki a choisi d’écrire sur les réseaux sociaux, comme un besoin de dire, d’expliquer :

D.ieu a voulu que nous nous rencontrions pour la première fois il y a 5 ans et demi.

D.ieu a voulu, que nous décidions de nous rencontrer une seconde fois, bien que la première rencontre avait été un peu “décevante.”

D.ieu a voulu que nous nous aimions, que nous nous marions, que nous ayons un petit garçon et une petite fille.

D.ieu a voulu que nous passions ensemble deux années et demi, merveilleuses.

D.ieu a voulu que j’apprenne tellement de choses grâce à toi.

D.ieu a voulu que tu partes à la guerre.

D.ieu a voulu que toi ! toi !, recoivent des éclats d’obus dans la tête.

D.ieu a voulu que nous passions des mois terribles, d’incertitude, d’angoisse, des mois de questions, d’hésitations…, que je tente peut-être, peut-être encore…

D.ieu a voulu que nous comprenions qu’un seul chemin existait.

D.ieu a voulu que je continue à vivre.

 

 

 

 

Yéhuda, Rivki et leur bébé quelques semaines avant le début de la guerre à Gaza..

Yom Hashoah : À la recherche des personnes perdues

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« Il est 16 h 45. Vous écoutez Kol Israël. Yaron Énoch au micro, pour notre rendez-vous quotidien, À la recherche des personnes perdues. » Chaque jour, avec sa voix grave et rauque, Yaron Énoch se fait messager d’une espérance.  Calme, acharné, têtu, Yaron Énoch prend son temps. Un journaliste d’antan. Un puriste enragé de précision et d’honnêteté.  Avec l’aide de son équipe, il sonde les appels de ceux qui cherchent. Il doit aussi pénétrer, parfois débusquer les réponses de ceux qui espèrent avoir enfin été retrouvés. Des bouteilles à la mer ? Pas vraiment : les messages qui parviennent à Yaron Énoch ne sont pas jetés au hasard des flots médiatiques. Le journaliste ne le dit pas, mais il est fier de pouvoir donner un espoir. Même si c’est souvent en vain.

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, À la recherche des personnes perdues tente d’identifier des parents, des amis emportés dans la tourmente de l’histoire juive. Créée avant même la naissance de l’État d’Israël, l’émission radiophonique est devenue un mythe.

La Shoah fut un sujet tabou jusque dans les années 1950. L’oubli était un choix — un code social, presque un mot d’ordre jamais exprimé. Mais pour se souvenir, les rescapés avaient l’intimité du petit  poste de radio. Seul avec son transistor, le survivant de l’enfer écoutait d’autres rescapés anonymes raconter leur quête d’êtres chers. Certains avaient perdu jusqu’au dernier membre de leur famille, d’autres leurs enfants, leur conjoint, leurs parents. Le survivant entendait des noms, des prénoms, des lieux, des dates. L’identification apaisait la douleur. Beaucoup préféraient écrire. Un organisme officiel centralisait les demandes de recherches : deux mille lettres en 1945, vingt mille en 1946.

Interrompue dans les années 1970 — « le temps passant, le besoin s’estompera », avaient estimé les producteurs —, l’émission a été de nouveau programmée au début des années 2000. De prime abord rébarbative, l’émission bénéficie d’un fort taux d’écoute. Ce quart d’heure radiophonique est une expérience identitaire collective qui plonge l’auditeur dans le passé de son peuple. Et qui l’interpelle aussi sur l’avenir. En l’écoutant, on pourrait écrire l’histoire du peuple hébreu égaré.

À la recherche des personnes perdues n’est pas de la téléréalité. Un jour, une rencontre sur les ondes entre un père et son fils — ils se cherchaient depuis cinquante ans — a failli s’achever par une crise cardiaque. Depuis, les rencontres, souvent pathétiques, toujours émouvantes, sont racontées à l’antenne, mais se déroulent loin des micros.

Les demandes de recherche de personnes disparues pendant la Shoah se poursuivent encore aujourd’hui. Est-ce un signe ? Aujourd’hui, les enfants et petits-enfants des victimes — les deuxième, troisième et quatrième générations de la Shoah — veulent combler à leur tour les trous noirs du passé. Qu’ils aient dû attendre près de soixante dix ans pour questionner ajoute à la difficulté de leur recherche, mais ne retire rien à son authenticité.

Ils ont hérité des traumatismes. Ils savent que c’est l’occasion ultime d’approcher une histoire occultée par leurs parents. Leurs demandes se font plus pressantes, plus urgentes, comme si le temps, au lieu d’apaiser les blessures et permettre l’oubli salvateur, amplifiait le regret de ne pas savoir. Chercher avant que la trace d’un être cher soit engloutie à jamais. Un être sans nom, sans mémoire, sans souvenir. Chercher avant qu’il n’y ait plus personne à chercher, plus personne pour raconter, plus personne pour répondre.

Le Pessah de Nathan Sharansky

 

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Où l’homme se sent-il libre ? Dans les rues colorées, turbulentes, avenantes de Jérusalem, de Tel Aviv, d’Israël, cette veille de Pessah, ou dans un cachot noir et glacial au fond de la Sibérie ?

Cette question étrange a été posée par Nathan Charansky. L’ancien prisonnier de Sion, raconte sur la Channel Two de la télévision israélienne, à la journaliste Sivan Rahav Meir,  Pessah en Sibérie, dans la prison soviétique.

” Je n’avais pas de matzot, pas de livre de la Hagada de Pessah. J’étais au fond d’un cachot avec d’autres juifs. Alors j’ai passé la nuit à raconter l’esclavage et la liberté, la sortie d’Egypte. Nous avons tous senti  la liberté. Au fond de ce cachot, en racontant la liberté de nos ancêtres, nous devenions libres, au plus profond de nous mêmes.

Dans un cachot, les choses sont nettes, presque limpides. Du noir et du blanc. Facile de définir le bon et le mal. Facile de différencier le gentil du méchant. Nous étions du côté des bons, d’un peuple avec un passé, héritiers d’hommes qui ont su acquérir la liberté.

Dans la société moderne,  la lutte pour la liberté est un combat âpre. Face à des tentations multiples, à des jougs de toutes sortes, l’homme méne un combat héroïque pour gagner sa liberté, pour réussir à être  ben ‘horin, pour acqyérir ce sentiment de plénitude qu’est la liberté, la vraie.”

HARNIK NATIPhoto GPO Harnik Nati, Nathan Charanshky le 2 novembre 1986, à son arrivée en Israël, avec sa femme, Shimon Pérès et Itshak Shamir.

La photo la plus émouvante de David Rubinger

 

 

Il y a plus de quinze ans, j’avais interviewé David Rubinger pour Radio J, dans sa maison de la Moshava Germanit à Jérusalem.

Le photographe le plus célèbre d’Israël avait, disait-il plus d’un demi-million de photos dans ses archives. Mais je me suis tout de même hasardée à poser une question-fleuve.

” Quelle est la photo que vous préférez” ?

” Ah, je ne peux pas choisir, mais je vais vous dire la photo préférée de ma femme. C’était au début des années cinquante. L’alya du Maroc et des pays arabes, dans l’Institut des aveugles à Jérusalem,  j’ai photographié, un enfant, nouvel immigrant, aveugle, qui découvrait la carte, les monts, les vallées de son pays, en palpant la carte d’Israël.”

Michaël Ben-Hamou, l’enfant aveugle a aujourd’hui 67 ans. Il s’appelle Michaël Ronen et habite Beersheva. Il est accordeur de piano, très demandé, dans tout Israël. ” Je ne savais pas alors que j’étais photographié, mais il y a une dizaine d’années, nous avons repris contact, lui et ses photos, moi et ma musique…”

 

Regard sur l’actualité d’il y a 4000 ans

Dans la parasha ( section ) de la Tora que le monde juif lira ce shabbat, Hayé Sarah, dans le livre de la Genése, il est écrit:

Abraham défaillit et mourut, dans une heureuse vieillesse, âgé et satisfait; et il rejoignit ses pères. Il fut inhumé par Isaac et Ismaël, ses fils, dans le caveau de Makpéla, dans le domaine d’Efrôn, fils de Çohar, Héthéen, qui est en face de Mamré;
Genése 25 – 8-9

ח וַיִּגְוַע וַיָּמָת אַבְרָהָם בְּשֵׂיבָה טוֹבָה, זָקֵן וְשָׂבֵעַ; וַיֵּאָסֶף, אֶל-עַמָּיו. ט וַיִּקְבְּרוּ אֹתוֹ יִצְחָק וְיִשְׁמָעֵאל, בָּנָיו, אֶל-מְעָרַת, הַמַּכְפֵּלָה: אֶל-שְׂדֵה עֶפְרֹן בֶּן-צֹחַר, הַחִתִּי, אֲשֶׁר, עַל-פְּנֵי מַמְרֵא
בראשית כה – ח,ט

Tout sépare depuis leur jeunesse Isaac et Ismaël. Mais dans ce moment tragique de la disparition de leur père, Itshak ancêtre du peuple juif et Ismaël, ancêtre du peuple arabe, trouvent la voie de la coexistence, décident de dépasser la violence de leurs différents et vont ensemble enterrer leur père Abraham.

Yom Hashoah, les chiffres de la honte

 

189.000 survivants de la Shoah vivent aujourd’hui en Israël. Deux tiers sont des femmes. L’âge moyen des rescapés est de 83.3 ans. 13 % ont plus de 90 ans. Chaque jour, 40 d’entre eux  décèdent.

Ces rescapés sont pauvres et seuls : un quart vit sous le seuil de la pauvreté avec un revenu mensuel de 3000 shekels, moins de 750 euros. 30 % ont renoncé plusieurs fois à acheter des vivres et 25 % des médicaments.  27 % ont souffert du froid  cet hiver. 45 % disent souffrir de solitude, reçoivent des visites épisodiques de leur famille ou n’ont pas de famille. 36 % vivent seuls, sans aide aucune. (Ces chiffres publiés aujourd’hui par le Fond d’aide aux rescapés de la Shoah montrent une aggravation inquiétante de la situation comparée à l’année dernière)

Comme chaque année, une semaine avant le jour du souvenir pour les soldats et les festivités de l’Indépendance, Israël se souvient de l’innommable. Mercredi soir débutera le Yom Hashoah. Pendant 24 heures, des cérémonies, des minutes de silence, et des discours poignants. Mais pourquoi, les  ministres des finances, de Shalom à Lapid en passant par Chetrit, Olmert, Peres et Netanyaou n’ont-ils pas trouvé une solution à cette situation intolérable ? Pourquoi ceux qui ont échappé à l’enfer doivent-ils aujourd’hui souffrir de froid ?

La pauvreté en Israël est toujours  inacceptable. Mais lorsqu’elle touche à des rescapés de la Shoah, elle est une ignominie et une abjection.

Quant se lèvera-t-il un homme politique, ou une personnalité juive de Diaspora pour dire :  nous ne voulons plus d’une telle immoralité dans l’Etat juif ?

 

Bibi Boom, je forme un gouvernement en Israël

 

Depuis quelques heures, le jeu internet préféré des Israéliens c’est former un gouvernement en Israël. Au temps du digital, pourquoi laissez le Premier ministre se débrouiller tout seul !

Il y a au moins une dizaine de sites  qui ont été créés.  Celui- ci est le plus smart, à mon avis. Nous le devons à NRG. Il permet de former une coalition, de savoir aussi la répartition hommes-femmes que vous avez choisie, le niveau de religion des députés, de savoir s’ils sont juifs ou arabes, sépharades ou ashkénazes, habitant de Jérusalem, du Sud ou du Nord. Et même de comparer votre coalition avec celle du Parlement sortant.

C’est certes en hébreu, mais très imagé.

Bonne chance !

http://www.nrg.co.il/online/elections2015_coalition.html

( La caricature Bibi Boom est du très bon journal d’opinion The 7 eye )

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This place

Stephen Shore, Sud de Safed

Stephen Shore, Sud de Safed

Joseph Koudelka

Joseph Koudelka

 

Frederic Brenner

Frederic Brenner

 

 

Un autre regard sur Israël. Sans apriori. Détaché des préjugés idéologiques et des clichés. Des opinions partisanes. Et aussi un regard très poétique

Cette exposition de photos itinérante est signée du photographe français Frédéric Brenner qui a demandé à douze grands photographes du monde de venir voir Israël. Aucun n’est israélien. Aucun n’est palestinien.

Après Edout Mekomit, Témoignage local, l’exposition de photographes israéliens dont j’avais parlée il y a quelques jours, cette fois Israël vue de l’extérieur.

Mes trois photos préférées mais le choix a été difficile.

Le lien à ne pas manquer…

http://this-place.org/

 

Shimon Pérès fête 90 ans avec copains et copines

Des festivités des 90 ans de Shimon Pérès, émouvantes, (90 ans  c’est tout de même un évènement pour Pérès et pour Israël ) très mondiales ( Klinton, Blair, Barbara Streisand, Robert De Niro, Sharon Stone ) très israéliennes ( Shlomo Artzi, Eyal Golan, des enfants, une jolie soldate en blanc, la tikva…) drôles ( la comique Adi Askénazi: “Shimon Habibi bouge toi un peu, il faut préparer l’avenir…” même humour noir et amical ( Bill Klinton: Shimon j’espère que tu seras là pour mes 90 ans, et je compte sur toi pour un discours le jour de mes funérailles… )et un peu mégalomane ( les trois chaines de TV, les deux grandes radios en direct, le coût de la soirée, 11 millions de shekels ),  j’ai choisi la vidéo très sympathique réalisée avec les amis d’enfance et  anciens collègues du Président, des personnes de son âge donc, qui chantent une de ses phrases célèbres “ 90 ans, cela ne suffit pas.”